Les hommes par Pierre Matile

lls t’aiment, ils te hainent
Ils partent, ils te quittent,
Ils vivent d’autres amours autres,
Avec d’autres femmes d’autres.

Dans la nuit parfois ils s’agitent,
Et retombent monumentales,
Leurs ombres sur le bitume,
Sous le regard des étoiles,
Laissent une trace sale et blanche,
Parfois couleur de sang,
sans amertume.

Leur désir les incite
à penser un instant,
que posséder l'être chair,
les rendra plus vivant.

Ce désir assouvi
Ils s'enfuient vers d'autres aimants,
répétant à l'envie
ce maudit paterne.

 

 
Last modified onFriday, 21 May 2021 06:35
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