Elle te voit sans te voir,
T’utilise comme miroir,
Elle reflète sur ton corps,
Les marques de ses efforts.
[Chorus]
Elle est belle et pourtant,
Elle est seule, ça se sent,
Elle t’utilise pour exister,
Elle vandalise ton humanité.
Elle se penche à ton côté,
Sort son mobile, sourire forcé,
Elle se selfise pour exister,
Et prend la pose, la pose osé.
[Chorus]
Elle est belle et pourtant,
Elle est seule ça se sent,
Elle t’utilise pour exister,
Elle vandalise ton humanité.
Rien de naturel,
Tout est posé
Et ça se sent, elle est celle,
Dont tu t’éprends
[Chorus]
Elle est belle et pourtant,
Elle est seule ça se sent,
Elle t’utilise pour exister,
Elle vandalise ton humanité.
Ses yeux rencontrent les tien,
Tu te dis, tiens, vais-je exister ?
Fausse alerte, rien de moins.
Dans ta pupille,
Elle n’a cherché, que son reflet.
[Chorus]
Elle est belle et pourtant,
Elle est seule ça se sent,
Elle t’utilise pour exister,
Elle vandalise ton humanité.
Un monde de narcisse,
Va tout encombrer,
De cette couleur jaune,
De ces reflets ambrés.
[Chorus]
Elle est belle et pourtant,
Elle est seule ça se sent,
Elle t’utilise pour exister,
Elle vandalise ton humanité.
[Bridge]
Si sur terre, cette mauvaise herbe,
Erre et prolifère, sans réserve,
C’est la fin de l’humanité.
Chacun et chacune juste obnubilé,
Par la force de son image,
La justesse de ses mots,
La couleur de son plumage,
Le rythme de son trot.
[Chorus]
Ils sont seuls et ça se sent,
Aucun autre, à présent,
Pour exister, seuls, déments,
Monde veule, sans amants
[Bridge]
Parfois le soir,
Ils crient et dans leur désespoir
Devant la lune, reflet de leurs déboires,
Ils osent ces mots ringards.
« Qui sauvera l’humanité ?
Mais ils ne savent pas,
Ils ne savent plus,
Que ce concept-là,
Ce concept maintenant perdu,
Tenait chaud dans le froid,
Toi contre lui, lui contre elle,
Comme une grande ribambelle,
D’individu à jamais uni,
Dans les encombrements de la vie.
[Chorus]
Elle est belle et pourtant,
Elle est seule ça se sent,
Elle t’utilise pour exister,
Elle vandalise ton humanité.


